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Super Mario Bros, cette madeleine de Proust

  • 14 févr.
  • 2 min de lecture

Dernière mise à jour : 15 févr.


Il y a des morceaux de musique qui surgissent sans prévenir. On ne sait même plus pourquoi on y pense. Un jour, on cherche la musique sur Internet, on clique sur le morceau en question. Les premières notes suffisent et tout s’ouvre, comme pour moi avec Super Mario Bros.


En 1985, à la sortie du jeu "Super Mario", j’avais 16 ans. Je ne jouais pas à Super Mario. Les jeux vidéo ne faisaient pas partie de mon quotidien, et ce n’était pas vraiment un univers dans lequel je me projetais. Pourtant, cette musique, je l’entendais. Elle faisait partie du décor. Elle circulait. Elle existait. Sa sonorité était et reste unique. Des sons électroniques simples, presque bruts. Des notes courtes, répétitives, nettes. On pourrait presque dire des pixels sonores. À l’époque, ces sons-là avaient quelque chose de nouveau. Ce n’était ni la radio, ni un disque, ni un concert. C’était autre chose. Un monde qui s’ouvrait avec trois fois rien.


Quand je réécoute cette musique après plus de 40 ans, ce n’est pas un souvenir précis qui me revient. Ce n’est pas une scène figée. C’est une sensation. Une joie vive, un peu étrange, traversée par le temps. Pas une analyse, juste un frisson. Ce qui me frappe, c’est le contraste, à quel point c’était les débuts, les prémices, le dinosaure du jeu vidéo. Malgré l’évolution vertigineuse de tout ce qui a suivi, cette petite mélodie tient encore debout.


Alors oui, pour moi c’est une madeleine de Proust. Une musique qui ne raconte pas forcément une histoire précise, mais qui réveille quelque chose d’intact. Quelques notes, quelques pixels. Une de ces madeleines de Proust qui me traversent, comme il y en a d’autres, cachées dans les souvenirs, prêtes à refaire vibrer un bout de moi à chaque écoute.







Marjorie R

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