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Un trail, de la boue et la satisfaction !

  • 12 févr.
  • 3 min de lecture

Dernière mise à jour : 15 févr.


Le dimanche du 8 février, départ de chez moi à 8h45. À 9h10, j’étais déjà dans le TER en direction de Saint-Lô. De là, cap sur Moyon-Villages pour le Trail des Loups. de la gare de Saint-Lô, j’ai parcouru 15 kilomètres à vélo pour rejoindre le site de la course. Puis, à 13h15, départ pour 20 kilomètres de trail : du dénivelé, de la boue collante, de la vraie, celle qui alourdit les chaussures et transforme chaque appui en défi pour le mental. De grands trous remplis d’eau boueuse, des portions bitume qui donnent l’illusion du confort… jusqu’au moment où j'ai réalisé que mes jambes ne savent plus très bien comment courir dessus.



Ce trail-là, il était dur. Vraiment dur. La boue tout du long, les relances, lesmontées, la fatigue qui s’installe dès les premiers mètres avec cette boue qui annonce la couleur, rendant chaque foulée plus pénible. Chaque pas devenait un véritable piège, me faisant craindre une perte d'équilibre et un plongeon dans un bain de boue. En fin de course, j'avançais plus à la ténacité qu’à l’énergie.


Heureusement j’avais calculé large pour le retour, car il me fallait prendre le TER pour rentrer à Caen après la course. Résultat : 2h23 pour boucler 20 kilomètres dans les temps. Vu les conditions, c’est déjà pas mal. À 16h15, je quittais Moyon-Villages. Là encore, le fait d’avoir anticipé, de ne pas avoir serré le timing, a tout changé. Dans ce genre de journée, l’organisation compte autant que les jambes.




Le vélo, lui, a parfaitement fait le job et ça, c’est loin d’être anodin. Quand on roule, on sait qu’un souci mécanique peut toujours surgir. C’est en arrière-plan, en permanence, mais là, rien à signaler. Il a roulé comme il fallait, sans mauvaise surprise. Soulagement discret, mais réel. Côté météo, c’était presque un luxe. Pas de pluie pendant l’épreuve. Mieux encore : un petit rayon de soleil à un moment donné. Certains râlaient en plaisantant — « Oh non, le soleil, j’avais pas prévu » — tant l’effort était déjà intense. Et pourtant, ce rayon-là faisait du bien, même s’il fatiguait un peu plus. Ironie du sort : en sortant du train pour rentrer chez moi, vers 20h, il pleuvait des cordes. Timing parfait. On n’aurait pas pu rêver mieux.


De retour à la maison, j'étais rincée, dans les deux sens du terme. Fatiguée, oui, mais contente. Satisfaite d’avoir mené cette journée jusqu’au bout, d’avoir encaissé un parcours exigeant de 20 Km, d’avoir respecté mes choix d’organisation. Ce genre de journée laisse des traces dans les jambes, mais surtout une certitude : j’ai bien fait de calculer large, et j’ai bien fait d'aller faire ce trail ! Demain, je regarderai où j’ai des courbatures, bien que cela sera presque un détail. Aujourd’hui, c’était une vraie journée sportive, et elle valait le coup.


Ce que je ressens après cette journée, ce n’est pas une fierté qui fait du bruit. Ce n’est pas une euphorie. C’est plus discret que ça, mais plus dense. Objectivement, un trail de 20 km me parait tout à fait accessible. J’en ai déjà couru. En entraînement, je faisais des sorties longues. L’allure n’a rien d’impressionnant, le dénivelé non plus sur le papier. Quant au classement, je savais très bien que je serais loin derrière les premiers. Ce n’est pas là que ça se joue. Ce qui me satisfait profondément, c’est d’avoir mené cette journée du début à la fin, en suivant le déroulé de mon organisation. J’ai anticipé les contraintes, les horaires, les marges. J’ai calculé large, volontairement, et j’ai tenu ce cap-là. J’ai respecté mes choix, mon rythme, ma façon de faire. Je savoure cette satisfaction d’être allée au bout de mon projet !



Marjorie R



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