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Le déclic des 300 k

  • 4 août
  • 2 min de lecture

Ce soir, ma préparation a changé de dimension. Le BRM 300 km auquel je vais participer le 5 août prochain était jusqu'alors une simple date inscrite sur mon calendrier. Je pensais au matériel, à la nutrition, aux sacoches, aux éclairages... Bref, à toute l'organisation. Et puis ce soir, j'ai enfin téléchargé la trace GPX.



En affichant le profil du parcours, tout est devenu concret : 303 kilomètres et 2 270 mètres de dénivelé. D'un seul coup, ce n'était plus un projet, mais une route bien réelle qui m'attend. En regardant le profil, j'ai tout de suite repéré les deux principales difficultés, entre les 100e et 190e kilomètres. Elles seront longues, mais rien d'insurmontable. Je sais déjà comment je les aborderai : petit plateau, cadence souple, sans chercher à prouver quoi que ce soit. Ce qui m'a surprise, c'est ma réaction. Je m'attendais à ressentir de l'appréhension en découvrant ce profil d'élévation, mais en réalité, c'est plutôt une forme de calme et d'impatience qui s'est installée.


Il y aura aussi une grande première pour moi : rouler de nuit. Je partirai à 4 heures du matin. Rouler ainsi entre 4h et 6h du matin uniquement à la lueur de mes éclairages, c'est quelque chose que je n'ai jamais vécu à vélo. Forcément, il y a une part d'inquiétude, mais je le prends surtout comme une expérience unique à vivre. J'ai même presque hâte de découvrir cette ambiance si particulière, lorsque la route est silencieuse et que seul le faisceau des lampes éclaire quelques mètres devant la roue. Et puis, il y aura ce moment que j'imagine magique : le lever du soleil. Voir le jour apparaître alors que je serai déjà sur la route depuis deux heures... C'est une image qui me motive énormément. Je suis vraiment curieuse de découvrir cette sensation.


En regardant le profil un peu plus en détail, je vois que les 100 derniers kilomètres semblent plus roulants. Quand j'y serai, les jambes seront très certainement lourdes et la fatigue se fera sentir, mais il y aura aussi la satisfaction de voir l'arrivée se rapprocher. Devant cette trace GPX, je me dis que dans quelques jours, ce ne sera plus un tracé sur mon téléphone, mais mon parcours à travers la Mayenne sur plus de 300 km.


L'aventure peut commencer !


Marjorie R


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